C'est un dicton local qui trace le portrait-robot du site de Rocamadour : "Les maisons sur le ruisseau, les églises sur les maisons, les rochers sur les églises, le château sur les rochers!"
Entailles dans les causses du Quercy, les gorges de l'Alzou et leur falaises étaient propices à l'ermitage et à l'habitat troglodyte. En 1166, la découverte d'un corps identifié comme étant celui de Saint Amadour ouvre la voie à un pélerinage qui prospère d'autant mieux qu'il est situé sur la route de Compostelle. Les revenus de la cité lui permettent de se fortifier.
Mais elle est prise en 1562 par le chef huguenot Bessonies qui casse tout, à commencer par le corps de Saint Amadour. Le pélerinage périclite.
La renaissance a lieu dans les années 1830 avec la vague du romantisme. Le touriste prend petit à petit le relai du pélerin.
Au dessus de la chapelle miraculeuse, une épée est plantée dans le roc. Selon la légende c'est Roland qui aurait fait don de Durandal à la chapelle avant de se rendre en Espagne. Mais alors problème : avec quoi découpait-il les infidèles à Roncevaux s'il avait déposé son arme de service à Rocamadour ? |